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L'histoire de Châlus

 

Trois gouttes d’eau poussées par un vent de la côte atlantique, vinrent s’échouer sur les « Monts de CHALUS ». L’une tomba sur le donjon de MONTBRUN et rejoignit la Garonne. La seconde échoua à CHALUS sur le donjon CHABROL et rejoignit la Charente. La troisième coula sur le donjon des CARS et rejoignit la Loire. Tout cela pour dire que nous sommes sur l’exacte ligne de séparation des eaux de ces trois bassins.

 

Cet état de fait va certainement contribuer à la fréquentation du lieu appelé CHALUS  maintenant.

 

Dès le néolithique ce secteur fut vraisemblablement fréquenté par des chasseurs peut-être venus de la vallée de la Dordogne (grottes de VILLARS). Des lieux de taille de silex sont connus sur la commune. Ces silex sont de diverses provenances, montrant ainsi que plusieurs peuplades ont fréquenté cette région.

 

De l’âge du bronze quelques découvertes (haches, glaives) montrent le passage, sinon la sédentarisation de l’homme.

 

Peu de traces de l’âge du fer  - 1000 / - 500 avant Jésus christ. Des toponymes permettent de supposer une occupation celte donc gauloise (Les Mottes,  Les Mettes  etc…)

 

Cette région fut vraisemblablement un haut lieu du culte païen, appelé aussi « Paganisme » car on suppose pratiqué par des paysans. En effet la proximité du « PUYCONNIEUX », lieu prouvé de pratique de  ce culte et les nombreuses sources de dévotions montrent l’existence de ces croyances (las bounëi founds en langue vernaculaire occitane)

 

Dans l’ancienne paroisse de LAGEYRAT, agglomération importante de cette région, ce sont trois sources à dévotions qui sont répertoriées. Elles furent baptisées lors de l’arrivée du christianisme vers les 10°  -  11° siècle. (Sainte Marguerite  –  Sainte Quitterie  –  Bannaud). Sur le site de CHALUS, annexe de la paroisse de LAGEYRAT, jusqu’à la création de la commune en 1792, trois sources à dévotions sont aussi recensées. (notre Dame de Séchaud, on peu voir encore actuellement à l’intérieur de la petite chapelle les plaques de remerciements  -  La Malatie – et Saint Roch)

 

Déjà au  moment de la conquête Romaine un certain nombre de routes sillonnaient notre région. Quelques tessons de poteries trouvés en 1949 à LAGEYRAT montrent la présence  romaine.

 

Après la chute de l’empire Romain, au haut Moyen Age, on va assister à l’édification de tours en bois construites sur mottes castrales dont il reste actuellement quelques exemplaires (quatre au lieu dit le MAZAUBRUN ou encore une entre LAGEYRAT et le village de BEAULIEU au lieu dit « Le Chalard ».

 

Origine du nom de CHALUS

            L’origine du nom de CHALUS se perd dans plusieurs suppositions qui ont chacune leurs défenseurs. Ce promontoir sur lequel furent édifiés plusieurs sites défensifs couvre environ 8 hectares, domine la rivière Tardoire et fut facile à mettre en défense.

            Ce nom vient-il de « Castrum leucus » ?

            Ou encore de « Castel lucius » ou « Castellucius » ?

            Ou encore de Chatelus ou Chalusset ?

Dans tous les cas on retrouve la notion de forteresse et de château fort. C’est aussi la période supposée de construction des « cluzeaux »,  pouvant servir de refuge,  de réserve à nourriture ou de lieux pour se protéger des intempéries. Un certain nombre de ces édifices a été recensé dans le secteur de CHALUS.

 

Il est à noter que l’existence de ce lieu  est attesté dans le cartulaire de l’abbaye de BEAULIEU de l’année 885, voir plus tôt encore si l’on admet que SAINT WAAST en  soit originaire.

 

D’autres personnes disent que ce nom viendrait de « Lucius Capréolus », nom d’un consul romain qui aurait caché en ces lieux un trésor, d’où la légende du trésor de RICHARD CŒUR DE LION.

 

Un lieu de croisement de grandes routes.

« LES QUATRE VENTS » semble être le point de croisement de ces voies au longs cours (à quelques centaines de mètres des mottes castrales évoquées précédemment).

Passaient par ce villages :

-          La route de l’étain partant d’Armorique  vers la Provence.

-          La route d’AUGUSTORITUM   (LIMOGES) vers VESUNA  (PERIGUEUX) en passant par « Fines » (frontière) entre FIRBEIX et CHALUS.

-          La route de PARIS  à  BAREGES.

-          La via LEMOVICENSI, empruntée par les pèlerins en route vers Saint Jacques de Compostelle (encore très fréquentée de nos jours) avec sa fontaine des Ânes.

-          Enfin ce sera la route du sel.

 

Personnages célèbres natifs de CHALUS, y ayant résidé ou ayant marqué de façon indélébile l’histoire locale.

- Saint WAAST, Huguede la CERTA (compagnon de Etienne de MURET, fondateur de l’ordre de GRANDMONT)  -  Gérard FRACHET  -  Géraud de MAULMONT  -  Aymery de CHALUS  -  La famille de BOURBON  CHALUS   (BUSSET)  -  Gaspard de COLIGNY  (dit l’amiral)  -  Jacques GAREBOEUF  -  Etienne de CARDAILLAC  -  Laurence d’ARABIE  -  Georges Emmanuel CLANCIER  -  Pierre  DESPROGES .

 

Enfin le personnage le plus célèbre ayant marqué l’histoire locale et fait la renommée mondiale de CHALUS :  RICHARD  CŒUR  DE  LION.

La blessure mortelle qui lui fut infligée et son agonie durant 10 jours ont  profondément imprégné cette terre châlusienne. Cet événement touchant la famille la plus puissante des royaumes de France et d’Angleterre, a certainement influencé l’histoire de l’Europe actuelle.

RICHARD, blessé mortellement le 26 Mars 1199 décédera le 6 Avril 1199 à CHALUS dans les bras de sa mère Aliénor d’Aquitaine, reine d’Angleterre. Il sera inhumé le 11 Avril 1199 à FONTEVRAULT près de son père Henri II de PLANTAGENET. Son cœur sera transporté en la cathédrale de ROUEN, la cassette l’ayant contenu sera retrouvée en 1838. Les entrailles de RICHARD ont été inhumées dans la crypte de la chapelle du Château de CHALUS CHABROL où elles sont censées se trouver encore.

Pierre BAZILE, l’arbalétrier retournera dans son village de « LA POUYADE » sur la commune de FIRBEIX.

Pierre BRUN, l’autre arbalétrier défenseur de la tour retournera dans son château de MONTBRUN.

MERCADIER le compagnon d’armes de RICHARD et fidèle lieutenant détruira, en partant vers BORDEAUX,  les châteaux DE NONTRON et PIEGUT.  Il trouvera la mort dans une bagarre de rue sur le port de BOURDEUX (on désignait cette ville ainsi à l’époque), au mois de Décembre 1199.